Le gouvernement a lancé en octobre 2017 le label de "La French Fab’", destiné à fédérer les entreprises autour des valeurs communes de l’industrie du futur : innovation, excellence, numérique, nouveaux modèles d’affaires et moyens de production, nouvelles compétences et nouvelles organisations du travail. La formation professionnelle est directement impactée par ce projet. L’AIF (Alliance pour l’industrie du futur) donne à voir ces mutations à travers des "vitrines" de l’industrie du futur, destinées à susciter des vocations.

L’industrie du futur 

Après avoir connu une longue période de crise, l’industrie française et ses emplois sont affectés par de profonds changements. Le mouvement qui est à l’œuvre bouscule les cadres qui segmentent traditionnellement l’organisation du travail : on observe une incorporation de services dans l’industrie. Une véritable porosité entre industrie et services s’est mise en place. En cause ? Le numérique, qui modifie les rapports dans l'entreprise, crée de nouvelles organisations, plus collaboratives, et fait émerger de nouveaux besoins en compétences.

Concept originellement créé par l’industrie allemande, l’industrie 4.0 offre de nouvelles possibilités dans la manière de produire. Les spécialistes la désignent comme la quatrième révolution industrielle, qui succède aux trois précédentes : mécanisation, industrialisation, automatisation. En France, on parle de l’industrie du futur.

L'industrie dans l'économe

On comptait en France, en 2016, 2,7 millions d'emplois industriels. Si la production industrielle atteignait alors 11,1% de l’emploi total, elle représentait à peine 10% du produit intérieur brut, (contre 16% en moyenne dans la zone euro, mais 20,3% en Allemagne et à peine 8,7% au Royaume-Uni). Dans le même temps, l’industrie concentre 62% de l’effort de recherche et développement des entreprises et 69% des exports.

Source : ministère de l’Économie. 

À nouveaux procédés, nouvelles solutions

Les politiques publiques développent aujourd’hui des stratégies destinées à porter l’industrie française à la pointe de l’innovation pour proposer les produits et les usages de demain. Le projet de la Nouvelle France industrielle, lui-même porteur du plan Industrie du futur, a retenu neuf solutions industrielles, telles que les objets intelligents, la ville durable ou la médecine du futur. Des avancées essentielles sont en cours sur les nouveaux procédés de production, comme la fabrication additive, la cobotique (robotique collaborative), ou sur la création de lieux de rencontre et d’accompagnement destinés aux professionnels, comme la Cité de l’objet connecté à Angers.

Autre moteur de ce changement : la création de l’AIF, qui réunit industriels, établissements du supérieur, centres de recherche et régions, et dont la mission est d’assurer la diffusion de ces innovations dans le tissu industriel français. L’Alliance est également engagée dans des coopérations internationales, notamment avec l’Allemagne autour de la plateforme "Industrie 4.0", qui s’inscrit dans le cadre du projet européen de numérisation de l’industrie. 

Un exemple : comment les outils numériques modifient les étapes de la conception d’un produit ? Visionnez la vidéo "Zoom Techno Industrie du futur - les outils numériques au service de la conception".

Retrouvez les ressources complémentaires (en gras), dans la partie "Sur le web".

Sources : CETIM et AIF.

Le défi à relever

Le défi en question pourrait se résumer ainsi : comment conjuguer à la fois, de façon simultanée, les transitions énergétiques, écologiques, numériques, organisationnelles et sociétales ? Quatre projets sont portés au niveau national : le développement de véhicules autonomes, le stockage de l’énergie avec la création de nouvelles batteries, la mise en œuvre d’une politique industrielle forte au nouveau européen, la convergence et la simplification réglementaire. 

Des supports pour aller plus loin

Pour explorer les fonctions et les métiers de l’entreprise industrielle du futur, la FIM propose un quiz, "La mécanique : en route pour le futur", à l’attention des collégiens et lycéens. En appui, un guide pédagogique est à disposition des enseignants. Vous trouverez dans la partie "Sur le web" les liens utiles pour y accéder en ligne.

D’autres syndicats professionnels, comme le Gimélec, travaillent également à la vulgarisation des concepts en jeu, en mettant notamment en évidence les écueils à surmonter. Parmi ceux-ci, la question des compétences et de leur appropriation par les salariés. Comment le système éducatif s’adapte-t-il à ces besoins émergents des entreprises ? Philippe Véron, professeur des universités à Arts et métiers Paris-Tech, souligne l’intérêt d’acquérir à la fois des compétences métiers et des compétences en management. "La vision du Gimélec" est disponible dans la partie "Supports de travail".

Enfin, la Fabrique de l’Industrie a mis à disposition un dossier pédagogique, accessible dans la partie "Sur le web", à l’attention des enseignants de SES pour accompagner la video.

Des expériences à vivre

Comment s’approprier concrètement les transformations à l’œuvre dans les entreprises industrielles ?

Le CERPEP organise des stages de formation et des visites d’entreprises qui s’adressent à tous les personnels de l’Éducation nationale. Ces actions contribuent directement à permettre aux équipes éducatives de s’approprier les enjeux et les objectifs du parcours Avenir et de construire des actions dans le cadre de leur établissement.

Ce sont les centres académiques de formation continue qui gèrent les dossiers de candidatures à ces actions, via les portails gaia-cerpep, accessibles "Sur le web".

Au cours de la Semaine de l’industrie, les visites de sites industriels et les rencontres de professionnels constituent autant de prétextes à confronter ses représentations à celles des industriels.

Le site du ministère de l’Économie, accessible "Sur le web", permet de géolocaliser l’ensemble des événements labellisés à cette occasion.