Carine Pradeau, 42 ans, vendeuse animalerie chez VILLAVERDE

© Alain Potignon / Onisep

J’ai fait des études de comptabilité-gestion jusqu'au niveau BTS mais, après quelques missions, j’ai pris conscience que je ne voulais pas être assise derrière un bureau toute la journée ! Une reconversion m’a permis de réaliser un stage chez Villaverde, en serre chaude. J’y suis finalement restée et, lorsqu'ils ont ouvert un rayon animalerie, j’ai postulé car les animaux sont pour moi une passion depuis toujours. Aujourd'hui, je vends des oiseaux, des rongeurs et des poissons. Tous les matins, il faut changer les copeaux dans les cages, nettoyer les gamelles, nourrir les animaux, réassortir les rayons avec les produits manquants, les étiqueter… C’est un métier physique. En été, on vend des volailles (c’est à la mode d’avoir son poulailler !) et, l’hiver, des vêtements pour chiens. Au bout de 15 ans, j’apprends encore des choses dans mon métier. Et puis, grâce à la vente, j’ai réussi à vaincre ma timidité !

 

ÉLODIE PASCAL, 31 ANS, VENDEUSE CHIENS/CHATS CHEZ TRUFFAUT

Élodie Pascal (© Alain Potignon / Onisep)

Après un bac STT (devenu STMG) et une école d’auxiliaires vétérinaires, j’ai travaillé 5 ans dans une clinique vétérinaire, puis dans une pension canine. Aujourd’hui chez Truffaut, j’ai la responsabilité des chiots et des chatons à partir de 8 semaines jusqu’à environ 3 mois. À leur arrivée, on les pèse et on leur donne les soins de base (antipuces, vermifuges…), puis on s’en occupe au quotidien. J’assure aussi le suivi après la vente. En effet, je rappelle plusieurs fois les clients pour m’assurer que l’adoption mutuelle se passe bien. Il y a également la partie administrative qui prend du temps car tout est consigné. On fait beaucoup de conseil pour orienter les clients vers l’animal qui correspond le mieux à leur mode de vie. C’est un métier passion. Ça fait toujours plaisir lorsqu’un chiot trouve sa famille d’accueil !

 

MYLÈNE ARNAUD, 20 ANS, TOILETTEUSE CHEZ JARDILAND

© Alain Potignon / Onisep

J’ai toujours voulu travailler avec les animaux. Après un bac littéraire, j’ai préparé le CTM toiletteur canin et félin, en apprentissage. Avant d’avoir mon diplôme, j’avais déjà une proposition de remplacement chez Jardiland, qui s’est transformée en CDI. Je fais partie du rayon animalerie. La principale difficulté ici, c’est le bruit, qui a tendance à perturber les animaux. Il faut être concentré pour interpréter leurs signaux. Cela évite de se faire mordre ou griffer. Ce métier est physique et technique à la fois, il nécessite de connaître les standards des différentes races, leur morphologie, leurs comportements (on ne toilette pas de la même manière un fox à poil dur et un caniche !). Il faut décider si on épile l’animal, si on le tond ou si on coupe le poil aux ciseaux, et choisir le shampoing que l’on utilise.

 

ALLAN JEAN, 30 ANS, VENDEUR-CHEF DU RAYON AQUARIOPHILIE CHEZ FAVENNEC

© Alain Potignon / Onisep

Mon intérêt pour les poissons remonte à l’époque du collège. J’ai obtenu un BEPA puis un bac pro technicien conseil-vente en animalerie, en apprentissage dans une entreprise de jardinerie où j’ai été embauché en CDI à l’issue de mon diplôme. Après 4 ans, j’ai voulu voir autre chose. J’ai postulé à la jardinerie Favennec en tant que chef de rayon. Je dirige aujourd’hui quatre personnes et j’apprends tous les jours quelque chose de nouveau car les techniques de maintenance relatives à l’entretien des aquariums (nettoyage, lumière, oxygène, etc.) et les produits ne cessent d’évoluer. Je commence ma journée par un point avec mon responsable, puis je dresse la liste des tâches à distribuer à mon équipe. Je passe beaucoup de temps au magasin avec les clients. Il y a également une petite part d’administratif, surtout lors des livraisons : il faut tout pointer pour le stock, rentrer les prix, faire les réclamations éventuelles, programmer les promotions et les animations… On ne s’ennuie jamais !

 

DAVID STRIKANN, 42 ANS, VENDEUR PÉPINIÈRE CHEZ FLORALIE’S GARDEN

© Alain Potignon / Onisep

Après un BEPA et un BTA du secteur, j’ai travaillé dans la production avant d’intégrer une petite jardinerie en tant que vendeur généraliste. Par la suite, j’ai plusieurs fois changé de lieu et de poste jusqu’à la direction d’un magasin, mais j’ai préféré revenir à mon métier d’origine. Aujourd’hui, au sein d’une pépinière de 700 m2 dans un magasin d’un hectare, je suis toujours en mouvement entre la partie à l’air libre et la partie couverte qui comprend la réserve et les autres rayons dans lesquels je donne un coup de main. Les plantes demandent aussi de l’entretien : nettoyage, coupe, arrosage, etc. Le rayon compte six vendeurs. Nous changeons régulièrement l’emplacement des produits, sommes chargés de la déco extérieure du magasin et participons aux animations en magasin, mais la priorité, ce sont les clients. Il n’est pas rare de les voir arriver avec la photo d’une plante malade pour demander un conseil. J’ai également suivi une formation « conduite d’engins », bien pratique pour bouger de grosses pièces (palettes de terreau, arbustes, etc.). Chaque matin, le chef de rayon distribue les tâches aux vendeurs ; ensuite, nous sommes autonomes.

 

LUCIE CARLAVAN, 26 ANS, VENDEUSE ALIMENTATION BIO CHEZ BOTANIC

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Après un bac S et une licence en communication, j’ai démarré un master en tourisme et loisirs sportifs. C’est à la suite d’un stage dans un club de fitness que j’ai été embauchée comme chargée de communication et commerciale. Après 3 ans, j’ai voulu changer en postulant chez Botanic. Mon poste est très polyvalent et varié : trier les fruits et légumes abîmés, les remplacer, passer les commandes de produits frais dont je m’occupe plus spécifiquement, vérifier les dates de péremption, conseiller des clients, nettoyer le rayon… Je suis toujours en mouvement, ce qui me plaît et me change du travail sédentaire que j’exerçais avant. Nous sommes trois vendeurs sur le rayon, plus la naturopathe, que je peux remplacer pour la vente des produits spécifiques (fleurs de Bach, huiles essentielles, etc.) grâce à ma formation interne « compléments alimentaires ». Un chef de rayon, chargé des commandes de produits « secs » et des plannings, nous encadre. Le magasin est installé dans une galerie marchande et nous avons une importante clientèle « de passage ». Notre objectif : qu’elle revienne ! Pour la fidéliser, nous jouons sur la décoration en suivant les saisons et les fêtes (Noël, Pâques…).

 

PEGGY BOKHARI, 40 ANS, VENDEUSE ART DE VIVRE CHEZ JARDILAND

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Jusqu’à l’obtention de mon bac STT (devenu STMG), je ne savais pas vers quoi m’orienter mais, en travaillant le week-end chez un fleuriste, j’y ai pris goût et j’ai décidé de passer un CAP fleuriste ! Malheureusement, après plusieurs années en boutique, je ne supportais plus de travailler dans le froid. J’ai été embauchée chez Jardiland au secteur décoration d’intérieur auquel s’ajoute le rayon saisonnier. Parmi mes missions : passer les commandes, effectuer la mise en rayon de la marchandise, conseiller les clients… C’est assez physique car le rayon s’étend sur plus de 500 m2, et les stocks se trouvent à l’autre bout du magasin, mais ça me plaît. Ma formation de fleuriste, plus celle que j’ai faite en interne pour apprendre à mettre en scène les produits, m’aident beaucoup. J’apprécie de pouvoir utiliser mon esprit créatif pour « théâtraliser » ainsi le magasin au fil des saisons.

 

FLORIAN COLBE, 28 ANS, VENDEUR BIO-ART DE VIVRE CHEZ BOTANIC

Florian Colbe

J’ai arrêté mes études en cours de bac pro comptabilité et j’ai travaillé 7 ans dans la grande distribution. Le poste que j’ai décroché en CDI chez Botanic me correspond bien. Le bio est un domaine qui m’intéresse personnellement. Le rayon bio comprend l’alimentation générale, les produits d’entretien, les fruits et légumes, dont je m’occupe plus spécifiquement, et le bien-être, davantage pris en charge par le naturopathe de l’équipe. Le matin, j’enlève les produits abîmés que je passe en démarque sur l’ordinateur. Puis, je les remplace en allant piocher dans la chambre froide. Je réponds aux questions des clients, je fais la pesée… Quand je peux, j’aide à la réception des palettes de marchandises et à la mise en rayon. C’est bien plus agréable que la grande distribution où on a toujours quelqu’un sur le dos ! De plus, c’est moins routinier car le rayon change avec les saisons.

 

SARA RODRIGUES SANTOS, 29 ANS, VENDEUSE LOISIRS CRÉATIFS-TEXTILE CHEZ TRUFFAUT

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Après une scolarité au Portugal, j’ai préparé un BEP secrétariat en France. J’ai travaillé 2 ans comme secrétaire dans une entreprise d’électricité, avant de postuler comme hôtesse de caisse chez Truffaut pour changer de domaine. Quand j’ai appris que le poste de vendeuse textile était disponible, je me suis dit : « Pourquoi pas ? » Cela me change de la caisse ou du secrétariat où on est seule face à son ordinateur. J’apprécie le contact avec les clients, que je conseille, même si tous ne sont pas aimables. Tous les 6 mois, nous avons une nouvelle collection. C’est beaucoup de travail, mais ça fait du changement. Il faut alors contrôler la marchandise, la mettre en rayon par tailles et par fournisseurs. Tous les matins, nous imprimons la liste des ventes de la veille pour réassortir le rayon. Je suis assez autonome, je vais voir le chef de rayon lorsque j’ai une question, et je travaille en binôme avec une collègue. Parfois, je donne un coup de main au rayon loisirs créatifs dont je fais partie.

 

WILLIAM LE BRETON, 28 ANS, VENDEUR DÉCORATION EXTÉRIEURE CHEZ TRUFFAUT

William Le Breton

Après ma 3e, j’ai fait un CAP agricole et un BEPA en école d’horticulture. Après 5 ans au marché aux fleurs chez Truffaut, j’ai demandé à changer de rayon pour être polyvalent. Aujourd’hui vendeur 2e échelon au rayon jardin, décoration et contenants d’extérieur, j’essaie d’apprendre le plus possible, grâce aux lectures et aux formations internes pour devenir vendeur expert. En été, je m’occupe plus particulièrement des luminaires, des bassins d’extérieur et des poissons qui y vivent comme les carpes, les comètes ou les tanches. Pour les bassins, il faut connaître les techniques de filtration, le type de poisson adapté à la taille du bassin, etc. Chaque matin, on ouvre les bassins, on nourrit les poissons, on prend la température de l’eau… C’est assez technique ! Je renseigne également sur les pots et terreaux et j’aime partager mes connaissances avec les clients. En hiver, on vend aussi des sapins. Cela me permet de voir autre chose. Le fait de travailler dehors ne me gêne pas car on porte des tenues adaptées et on bouge beaucoup ! À terme, j’aimerais devenir chef de rayon, mais cela impliquera sûrement de changer de magasin car c’est difficile de devenir le chef de ses collègues.

 

THOMAS RIOU, 27 ANS, VENDEUR ÉQUIPEMENTS ET PRODUITS PHYTOSANITAIRES CHEZ BOTANIC

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Après la 3e, j’ai obtenu un BEP bois, puis j’ai travaillé 6 ans dans un fast-food. J’ai ensuite fait un break en Australie avant d’être embauché comme vendeur dans un supermarché, mais l’ambiance ne me plaisait pas. J’ai postulé chez Botanic, qui s’agrandissait, puis j’ai passé la certification pour vendre des produits phytopharmaceutiques. Je me sens bien ici : on entend les oiseaux et les animaux de l’animalerie, on est dans un cadre végétal. Bien sûr, il faut aimer être dehors par tous les temps car mon domaine, ce sont les outils de jardinerie, le compost, les produits phyto, les pots, les plantes… bref, tout ce qui s’utilise dans le jardin. Au départ, je n’avais pas de qualification particulière, j’ai appris sur le tas, en interne, et aussi en lisant beaucoup. Les clients viennent ici pour des conseils, alors je teste tous les produits dans mon petit jardin et je me sers des retours d’expérience des clients. Aimer le contact humain est important, j’aime voir le client heureux. Si je n’ai pas la réponse à sa question, je fais des recherches pour la trouver. Dans quelque temps, j’aimerais devenir chef de rayon, mais j’ai encore beaucoup à apprendre.

SUSANA MIRANDA, 38 ANS, VENDEUSE-FLEURISTE CHEZ JARDILAND

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Après un CAP et un BP fleuriste en apprentissage, j’ai travaillé dans plusieurs boutiques avant de partir à l’étranger. À mon retour, je n’ai pas trouvé de travail chez un fleuriste, alors je me suis tournée vers les jardineries et je ne le regrette pas. Cela me permet de voir un autre aspect du métier. Ici, il y a beaucoup plus de passage que dans une boutique où les clients viennent avec une idée précise. Il faut donc essayer de capter leur attention. Je les accueille toujours avec un sourire, c’est très important, surtout que nous sommes à l’entrée du magasin. En complément de mon travail avec les fleurs, j’aide mes collègues qui, eux, s’occupent des plantes. Nous ne formons qu’une seule et même équipe. On n’a pas le temps de s’ennuyer. Lors des arrivages, il faut contrôler la marchandise, la disposer en rayon, composer des bouquets et mettre les prix. Il faut aussi arroser, nettoyer et, bien sûr, conseiller les clients, faire les emballages… Je dépends du chef de rayon qui est chargé de passer les commandes. Nous avons des briefs quotidiens sur les objectifs du magasin avec la directrice, puis par secteurs. Il y a beaucoup d’interaction et on peut donner son avis.

 

SOFIA FRUCTUOSO-MARTIN, 34 ANS, VENDEUSE SERRE CHAUDE CHEZ BOTANIC

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J’ai quitté le lycée avant de passer mon bac. J’ai intégré une jardinerie en tant que saisonnière. Après deux CDD, j’ai été prise en CDI, d’abord dans l’alimentation bio puis à mon poste actuel. Le rayon serre chaude regroupe les plantes d’intérieur sous une verrière. J’aime cette atmosphère : je me suis d’ailleurs recréé chez moi une petite serre. Cela me permet de tester les plantes et de mieux conseiller mes clients. Mon rôle est de trouver « la » plante la mieux adaptée à leurs besoins. J’aime aussi le contact avec les producteurs car nous échangeons nos connaissances. Au départ, j’ai étudié par moi-même, mais il est possible, sur demande auprès de la direction, de se former en interne sur chaque famille végétale, l’entretien, etc. Travailler avec du vivant exige de l’organisation pour la mise en place et l’entretien des plantes. Aujourd'hui conseillère de vente confirmée, j’encadre deux vendeurs et assiste ma responsable de rayon pour les achats et les opérations commerciales. Le magasin est ouvert 7 jours sur 7. Nous travaillons au minimum un dimanche par mois. Il faut aimer ce que l’on fait et s’impliquer, surtout si l’on souhaite obtenir davantage de responsabilités.

 

ESTELLE LE GALL, 27 ANS, VENDEUSE MARCHÉ AUX FLEURS ET PÉPINIÈRE CHEZ VILLAVERDE

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J’ai fait une école de prothésistes dentaires mais ça ne correspondait pas à mes attentes. Comme je voulais travailler au milieu des plantes, j’ai suivi une formation professionnelle pour adultes en aménagements paysagers. À la suite d’un stage chez Villaverde, on m’a proposé un poste de vendeuse, polyvalent, entre le marché aux fleurs et la pépinière, qui me convient mieux. L’essentiel de mes activités va du conseil aux clients à l’entretien des végétaux : arrosage, taille, nettoyage, etc. Il y a aussi une partie physique car on manipule des produits parfois lourds (gros pots de fleurs, arbustes…). Chaque matin, en équipe, il faut mettre les arrivages du jour en magasin. Je suis beaucoup sous la serre et parfois, les conditions climatiques peuvent être difficiles. Les clients apprécient le temps qu’on passe avec eux à discuter, à les conseiller. Pour cela, j’ai suivi des formations internes sur les méthodes de vente et la relation client. J’ai aussi passé la certification pour pouvoir m’occuper des végétaux et vendre des produits phytopharmaceutiques. Au début épaulée par mon responsable, après 4 ans d’ancienneté, je sais ce que je dois faire et je suis plus autonome.

 

JEAN-CLAUDE COURANT, 47 ANS, DIRECTEUR LOGISTIQUE DU GROUPE BOTANIC

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Après un bac G3 (devenu STMG), j’ai évolué chez Carrefour jusqu’à devenir chef de secteur, tout en passant un DUT gestion logistique et transport. J’ai ensuite été embauché chez McDo comme responsable d’exploitation, puis responsable de site. Après d’autres expériences, Botanic m’a contacté pour prendre la direction logistique du groupe. Je gère une équipe de 40 personnes, qui peut doubler en période de pic d’activité. J’interviens entre les achats, effectués par notre centrale, et la réception des produits dans les magasins. Nous sommes une plaque tournante pour environ 85 millions de marchandises variées que nous devons acheminer le plus rationnellement possible vers chaque point de vente (136 sur toute la France). L’informatique est au cœur de ce dispositif bien huilé et il est impératif d’anticiper pour éviter tout blocage de la chaîne de distribution. Je passe au moins 2 jours par semaine sur la plateforme pour donner l’impulsion à mes équipes, améliorer le service… Sinon, je vois les fournisseurs et les transporteurs, je vais dans les magasins pour solutionner les problèmes ou je suis en réunion au siège. L’expérience est très importante dans le métier.

 

SÉBASTIEN MICHELOT, 36 ANS, CHEF DE PRODUITS SPÉCIALISÉ EN ANIMALERIE CHEZ JARDILAND

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Après une licence pro en aquaculture continentale et aquariologie, j’ai commencé à travailler comme vendeur, puis j’ai pris la gestion d’une animalerie indépendante. Il y a 9 ans, je suis entré chez Jardiland comme chef de rayon animalerie avant d’évoluer vers le siège. Mon parcours m’a permis d’occuper à peu près tous les postes en jardinerie, et donc d’avoir une vision large et transverse du fonctionnement d’un magasin. Cela m’aide dans mon travail de chef de produits spécialisé en aquariophilie, reptiles et bassins, qui consiste à mettre en place et faire appliquer une stratégie. Concrètement, je décide de ce que l’on va mettre en vente dans le futur, en termes d’espèces et de quantités, et je fixe les tarifs. Une fois par an, je vais en Asie pour rencontrer des fabricants et assister à un salon professionnel d’aquariophilie. Je me déplace également en France et en Europe pour voir les nouveautés. À moi de travailler la stratégie à adopter pour les 200 magasins, de m’assurer que la législation est respectée, de rencontrer les éleveurs ou les grossistes... Je suis en relation quotidienne avec les magasins pour suivre l’évolution des ventes, les demandes, les tendances, etc.

 

TAMARA NABLI-CHAVRIAL, 40 ANS, RESPONSABLE RÉCEPTION-LOGISTIQUE CHEZ BOTANIC

© Alain Potignon / Onisep

Après le lycée, j’ai passé un CAP en coiffure et un BEP en esthétique, j’ai travaillé dans le catering aérien puis fait un BEP en vente et occupé plusieurs emplois avant d’être embauchée chez Botanic au rayon déco. Et j’ai changé de magasin pour intégrer la logistique. Mon métier consiste à gérer physiquement et informatiquement tout ce qui entre et sort du magasin, en toute sécurité. Cela exige rigueur, autorité naturelle et organisation, par exemple pour rendre les palettes consignées au bon fournisseur ou pour faire les inventaires. Je commence à 7 ou 8 heures le matin, et il m’arrive d’ouvrir le magasin quand le directeur est absent, ou de faire un remplacement en caisse si besoin. L’avantage, c’est que je termine vers 16 heures et que je ne travaille pas le week-end. C’est un métier physique, même si j’utilise beaucoup le chariot élévateur, et il faut supporter le froid l’hiver car je suis souvent à l’extérieur. Autonome, je peux collaborer avec l’assistante du directeur notamment pour l’administratif. J’ai appris mon métier sur le tas. Pour obtenir ce poste, j’ai fait mes preuves et montré que j’étais motivée. Pour moi qui aime bouger et ranger, c’est parfait !

 

VALENTIN TRUILLE, 27 ANS, HOTE D’ACCUEIL AU SIÈGE DE TRUFFAUT

© Alain Potignon / Onisep

Après un BEP en vente, j’ai démarré un bac professionnel, mais c’était compliqué car, atteint d’un handicap, je ne peux pas rester longtemps debout. Suite à une formation, je cherchais un poste en comptabilité. J’ai finalement décroché un emploi d’hôte de caisse chez Truffaut. Le matin, la cheffe de caisse nous attribuait une place et nous donnait un fonds de caisse (argent liquide pour rendre la monnaie). Le soir, il fallait tout compter, comparer les tickets de cartes bleues avec les sorties, les chèques cadeaux, etc. L’important dans la journée est de savoir gérer les moments d’affluence en restant toujours calme. Il y a quelques mois, j’ai obtenu un poste à l’accueil du siège, plus varié. Je travaille avec une collègue car il faut une présence permanente. Le matin, lorsque La Poste apporte le courrier, il faut le répartir dans les casiers et, l’après-midi, il faut affranchir tout ce qui a été déposé dans la journée. Le plus difficile, c’est de tout gérer en même temps : un appel téléphonique, un livreur qui arrive, un visiteur qui vient pour un rendez-vous... Mais ce n’est rien par rapport aux clients énervés que l’on côtoie souvent en caisse !

 

DAVID ANCEAU, 46 ANS, DIRECTEUR DE MAGASIN CHEZ TRUFFAUT

© Alain Potignon / Onisep

Après un bac de biochimie-microbiologie (devenu STL) et 3 ans de pharmacie, j’ai été embauché chez Truffaut comme vendeur le week-end, avant de devenir chef de rayon via une formation interne. Un projet de site Internet m’a valu une promotion au service informatique du siège, où je suis resté 10 ans ! Mais la vie en magasin me manquait… J’ai été chef de groupe pendant 4 ans et depuis bientôt 2 ans, je suis directeur de magasin en Lorraine. La mobilité, c’est un choix à faire si l’on veut évoluer. Je manage une équipe de 26 personnes. Je suis à leur écoute et je donne les orientations. Bref, je suis à la fois un facilitateur et un décisionnaire. J’ai une grande autonomie dans mon métier… et des horaires élastiques ! Mais j’aime donner l’exemple. « Sur le pont » de 10 heures à 20 heures, je reste joignable en permanence. La disponibilité, c’est essentiel. Je m’occupe aussi de la gestion du magasin, du chiffre d’affaires, et de la communication en participant à des événements locaux par exemple, etc. Je vais également au siège régulièrement pour des réunions et je reçois le directeur régional qui apporte son regard sur les chiffres et le magasin.

 

LUCIE PICARD, 32 ANS, ADJOINTE DE DIRECTION CHEZ VILLAVERDE

© Alain Potignon / Onisep

Après un BEP, un bac professionnel et un BTS en productions horticoles, j’ai été embauchée chez Villaverde en tant qu’employée de jardinerie avant de devenir responsable de rayon plantes vivaces. Très polyvalente, j’ai rapidement pris des responsabilités et on m’a proposé de devenir adjointe de direction. Le directeur se charge des commandes de produits phytosanitaires et produits manufacturés (pots de fleurs, produits de déco, etc.), alors que je m’occupe du végétal. En début de semaine, je fais un point avec les chefs de rayon sur leurs besoins de commandes que je passe ensuite, je reçois les commerciaux, j’aide à la réception des marchandises et à la mise en rayon... En fin de semaine, je viens en renfort de l’équipe de vente si quelqu’un manque à l’appel. Je touche à tout et je ne compte pas mes heures. Trois ou quatre fois par an, je vais sur des salons professionnels et, tous les trimestres, nous recevons le directeur régional. Il nous conseille sur les prix, les fournisseurs, l’agencement du magasin, etc. C’est important car il a un regard extérieur et connaît la concurrence. J’aime aussi beaucoup le contact avec les clients car, au final, c’est pour eux que l’on travaille.

 

GAËTAN CHARPENAY, 32 ANS, RESPONSABLE DU SECTEUR VÉGÉTAL EXTÉRIEUR CHEZ JARDIN FLEURI

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Après la classe de seconde, j’ai passé un BTA commercialisation des produits agricoles (remplacé par le bac professionnel), puis obtenu un BTSA technico-commercial en végétaux d’ornement. Vendeur durant 3 ans en pépinière, puis commercial dans le secteur de l’électricité avant d’être recruté comme chef de rayon pépinière, j’ai ensuite été embauché comme vendeur chez Jardin Fleuri il y a 4 ans, en attendant que mon poste actuel se libère. Je gère les rayons pépinière et marché aux fleurs. Mon équipe compte deux chefs de rayon et trois vendeurs. Je débute la semaine en magasin pour préparer les commandes avec les chefs de rayon. J’ai pas mal de tâches administratives : saisir les confirmations de commandes, créer les codes-barres, pointer les bons de réception qu’on donne aux vendeurs, préparer les étiquettes, rapprocher les factures des commandes... J’ai une grande liberté pour les commandes et la gestion de mon secteur. Mon travail demande de l’organisation car je dois avoir l’œil sur tout et anticiper.

 

FRANCK DIARD, 39 ANS, RESPONSABLE VÉGÉTAL CHEZ JARDILAND

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J’ai obtenu un BEP-CAP en productions horticoles et un BTA distribution commerciale des produits horticoles (remplacé par le bac professionnel), avant d’enchaîner des petits boulots, dont celui de saisonnier chez Jardiland. Embauché comme chef de rayon marché aux fleurs chez Villaverde, j’ai ensuite travaillé comme responsable jardin chez Leclerc, avant de retourner chez Jardiland. L’espace végétal dont je m’occupe regroupe les plantes d’intérieur, les fleurs coupées et la pépinière. Je travaille avec trois gestionnaires de rayon qui me secondent, notamment pour l’encadrement de dix vendeurs. Mon travail consiste à analyser les chiffres de la semaine et à établir des objectifs. Je passe 60 % de mon temps en rayon. Je donne les grandes lignes, mais j’encourage les vendeurs à trouver des solutions. C’est un métier soumis à l’imprévu du fait de la saisonnalité, des aléas de la météo et de l’aspect périssable des produits. Il faut anticiper les commandes, cela demande une bonne connaissance du végétal.

 

ÉLODIE CHADEYRON, 30 ANS, RESPONSABLE DU RAYON DÉCORATION CHEZ VILLAVERDE

© Alain Potignon / Onisep

Après un bac pro productions horticoles et un BTSA technico-commercial en végétaux d’ornement, j’ai fait un stage chez Villaverde, qui m’a embauché. D’abord à la caisse et à la vente de plantes en serre chaude, j’ai postulé pour devenir responsable du rayon décoration. J’ai été formée pendant 3 mois par la personne que j’allais remplacer. Le rayon comprend des produits alimentaires de « luxe » (chocolats, biscuits, huile d’olive…), des savons et de la décoration qui change complètement deux fois par an. Lors de la période de Noël, plus intense, deux collègues d’autres secteurs viennent m’aider car je suis seule dans mon rayon pour la vente et la gestion des produits. Très autonome, j’ai un poste informatique sur la surface de vente qui me permet de passer les commandes ou pointer les livraisons, tout en restant disponible si un client a besoin de moi. Je choisis les produits à acheter sur le catalogue de la centrale d’achats. En fonction des chiffres, j’identifie les produits qui se vendent le mieux et ceux qui se vendent moins bien. Je me suis inscrite à une formation interne, « théâtralisation des produits », qui, je pense, va m’aider à encore mieux mettre en valeur mon rayon !

 

ESTRELA CUNHA, 54 ANS, VENDEUSE RAYON SAISONNIER CHEZ TRUFFAUT

© Alain Potignon / Onisep

Arrivée en France après le lycée, j’ai fait du repiquage de plantes en jardinerie puis de la vente à Rungis. J’ai ensuite monté un restaurant au Portugal. De retour en France, j’ai travaillé en jardinerie à Bricomarché avant d’intégrer Truffaut au rayon textile, puis au rayon saisonnier. Le changement de saison correspond à des modifications totales de décor, que je mets en place derrière des rideaux, à l’abri des regards. Nous sommes trois vendeurs, plus un saisonnier en renfort, un chef de rayon et un chef de groupe. C’est un travail d’équipe très varié. En hiver, on installe une forêt de sapins artificiels, les crèches, les guirlandes électriques… En été, ce sont les barbecues, les salons de jardin, les équipements de piscine… Le rayon génère un gros chiffre d’affaires sur lequel nous percevons un intéressement, ce qui est valorisant. Ici, la priorité est toujours donnée au client : si je suis en train de mettre des produits en place et qu’un client a besoin d’aide, je m’interromps pour m’occuper de lui. Nous travaillons en collaboration avec la plateforme logistique car nous passons souvent des commandes pour nos clients, et nous organisons aussi des livraisons à domicile.