S05 IMG01
bloc blanc intro hermes

Une journée chez Hermès

Le geste Hermès

Le luxe à la française n’en finit pas de séduire à travers le monde. Un savoir-faire unique, porté par de grandes maisons, dont Hermès. À l’origine de chaque article, des professionnels passionnés œuvrent au quotidien pour faire rayonner la marque. L’enseigne emploie plus de 11 000 personnes à travers le monde, dont 6 600 en France. Le pôle cuir, activité phare de la maison, compte plus de 2 800 collaborateurs, dont 2 400 artisans. La marque compte 14 sites de production pour le cuir, tous en France. Une fois les sacs façonnés, ceux-ci sont vendus dans les 319 points de vente à travers le monde. Plongée dans l’univers Hermès, aux ateliers de Pantin, au siège historique, puis à la boutique « phare » de la maison parisienne, 24 rue du Faubourg-Saint-Honoré.

S06 IMG01
S06 IMG02
S06 IMG03

En atelier

Dominique Silva est sellier-maroquinier au sein des ateliers Hermès de Pantin. Il travaille à l’atelier « croco » (pour crocodile), qui comprend une vingtaine de selliers-maroquiniers. Dans ses mains, une pochette couleur « étrusque ». « Ce modèle nécessite de 8 à 9 heures de travail, explique-t-il. Tous mes gestes doivent être précis, minutieux, maîtrisés, car chaque modèle est unique et monté à la main. »

Pour coudre la pochette, Dominique utilise le « point sellier », spécifique à Hermès. « Je me sers de deux aiguilles et d’un fil. C’est une technique difficile, qui demande précision et concentration. Il faut piquer droit, et être bien aligné ! Le point sellier assure une vraie solidité, contrairement à une couture simple ou machine. » Pour chaque sac, Dominique suit un cahier des charges précis, conçu par le bureau des méthodes, qui recense la gamme opératoire de montage, c’est-à-dire les différentes étapes de montage.

S06 IMG01
S06 IMG04

En atelier

« Le métier demande aussi de la force », ajoute-t-il, sollicité pour « retourner » un sac. « Le crocodile est une matière difficile à manipuler. Certains modèles sont montés à l’envers, il faut donc les retourner. Là encore, les gestes doivent être précis, pas le droit à l’erreur ! » Dominique enfile des gants pour ne pas laisser de traces de doigts sur le cuir, puis commence le « retournage », qui dure plusieurs minutes. Petit à petit, le sac prend forme…

S07 IMG01
S07 IMG02

La création

À l’origine de tout sac Hermès, il y a la création. Couli Jobert est directrice de création de la maroquinerie et de l’équitation chez Hermès. « Mon rôle est celui d’un chef d’orchestre. Je dois mener à bien les collections pour qu’elles perdurent. Chez Hermès, nos créations doivent s’inscrire dans le temps. Il faut entre 1 an et demi et 2 ans pour sortir un nouveau modèle. »

Avec son studio, composé de créatifs, Couli Jobert imagine les modèles, choisit les matières, les couleurs… « Une fois qu’on a l’idée, il faut que celle-ci soit réalisable ! Les discussions sont nombreuses entre le service du développement des collections, les chefs de produit, les bureaux d’études et des méthodes (qui étudient la faisabilité, les prix), le bureau des orfèvres pour les pièces métalliques… : nous échangeons toutes les semaines ! Et puis, il y a bien sûr les artisans, qui sont au cœur de la création du sac. »

S07 IMG01
S07 IMG03

La création

Un dialogue qu’elle entretient également avec les commerciaux. « Je fais régulièrement des briefs avec le service du développement des opérations et les équipes commerciales. Je leur présente la collection, j’explique l’esprit, pourquoi on y croit, comment la mettre en scène… Il ne s’agit pas uniquement de créer un sac, il faut aussi l’accompagner jusqu’à sa vente. »

S08 IMG01
S08 IMG02
S08 IMG03

En boutique

La vente, c’est la mission de Marine Gaudré, vendeuse qualifiée à la boutique historique d’Hermès, 24 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris, qui regroupe près de 200  vendeurs sur 2 000 mètres carrés !

Sur le comptoir, le sac « Berline », un modèle imaginé par Couli Jobert. « Je dois connaître l’histoire de chaque sac, ses caractéristiques, la manière dont on l’entretient. Il me faut aussi maîtriser l’aspect merchandising, savoir comment le présenter en vitrine… Il y a également des mots-clés et des éléments de langage à utiliser. Et bien sûr, il faut tout savoir des spécificités du cuir. »

S08 IMG01
S08 IMG03
S08 IMG04

En boutique

Pour ces sacs « Berline », par exemple, Marine met en avant les différences entre le modèle bleu (en cuir lisse) et le vert (grainé), explique pourquoi la bandoulière est « bi-matière » (pour éviter qu’elle ne glisse), et montre les bons gestes à avoir pour l’entretenir. Pour chaque vente, Marine doit conseiller le client et le guider vers le modèle qui lui conviendra.

« Chez Hermès, nous prenons le temps avec les clients. J’apprécie cette liberté qui m’est donnée, c’est rare… J’aime également mettre en valeur le travail des artisans. Ce n’est pas seulement un sac que je vends, mais une histoire, un savoir-faire. » Deux mots qui résument bien le luxe « à la française ».

Cliquez sur l'image pour afficher le diaporama

À l’origine du sac : la création

À l’origine du sac : la création

À l’origine de tout sac Hermès, il y a la création. Couli Jobert est directrice de création de la maroquinerie et de l’équitation chez Hermès. Avec son studio, composé de créatifs (graphistes, maquettistes, toilistes…), elle imagine les modèles, choisit les matières, les couleurs, les imprimés…

Exprimer sa créativité

Exprimer sa créativité

"Il y a 1000 façons de créer,explique Couli Jobert. Cela peut passer par la réalisation de croquis dans un carnet, par des découpages à partir de feuilles blanches, par la création sur des logiciels sur ordinateur… Et pas besoin de savoir très bien dessiner pour créer !"

Un long processus

Un long processus

Chez Hermès, il faut entre 1 an et demi et 2 ans avant de sortir un nouveau modèle de sac. "Une fois qu’on a l’idée, il faut que ce soit réalisable ! Les discussions sont nombreuses entre le service du développement des collections, les chefs de produits, les bureaux d’études et des méthodes (qui étudient la faisabilité etc.), le bureau des orfèvres pour les pièces métalliques des sacs… Et puis, il y a bien sûr les artisans, au cœur de la fabrication du sac."

Les Ateliers de fabrication

Les Ateliers de fabrication

Une fois le modèle du sac arrêté (forme, couleur, matières …), il faut le fabriquer ! C’est dans ces murs que les selliers-maroquiniers s’activent pour donner vie au sac. Les Ateliers se situent à Pantin, en région parisienne, et regroupent plus de 300 professionnels du cuir.

Un cahier des charges précis

Un cahier des charges précis

Dominique Silva travaille au sein de l’atelier "croco" (pour crocodile), qui comprend une vingtaine de selliers-maroquiniers. Pour chaque sac, il suit un cahier des charges précis, conçu par le bureau des méthodes, qui recense la gamme opératoire de montage, c’est-à-dire les différentes étapes de montage.

L’importance du geste

L’importance du geste

Aujourd’hui, Dominique travaille sur une pochette couleur "étrusque." "Ce modèle nécessite entre 8 et 9 heures de travail.Tous mes gestes doivent être précis, minutieux, maîtrisés, car chaque modèle est unique et monté à la main." Après avoir appliqué une colle spéciale sur la doublure, il la fait adhérer au cuir en tapant délicatement à l’aide d’un marteau. Vient ensuite l’étape de la couture.

Le « point sellier »

Le "point sellier"

Pour coudre la pochette, Dominique utilise la technique du "point sellier", spécifique à Hermès. "J’utilise 2 aiguilles et un fil. C’est une technique difficile, qui demande précision et concentration. Il faut piquer droit, et bien aligné ! Le cousu sellier assure une vraie solidité, contrairement à une couture simple ou machine."

Force… et minutie !

Force… et minutie !

Le métier demande aussi de la force ! Dominique est sollicité par une de ses collègues pour "retourner" un sac. "Le croco est une matière difficile à manipuler. Certains modèles de sacs sont montés à l’envers, il faut donc les retourner." Là encore, les gestes sont précis, pas le droit à l’erreur ! Dominique utilise des gants pour ne pas laisser de traces de doigts sur le cuir,  puis commence le "retournage", qui dure plusieurs minutes. Petit à petit, le sac prend forme…

Place à la vente !

Place à la vente !

Une fois le sac fabriqué, il faut le vendre ! Rendez-vous à la boutique historique d’Hermès à Paris, qui regroupe 200 vendeurs sur 2000 m2. Tous les matins, un briefing est organisé avant l’ouverture entre les équipes pour faire le point sur la journée de la veille, le planning, les nouveautés, les ventes…

Connaître parfaitement les produits

Connaître parfaitement les produits

Marine Gaudré est vendeuse qualifiée spécialisée dans le cuir. "Je dois connaître l’histoire de chaque sac, ses caractéristiques, son entretien, son merchandising, c’est-à-dire comment le présenter en vitrine… Il y a également des mots-clés et des éléments de langage à utiliser. Et bien sûr, il faut tout savoir des spécificités du cuir !"

Une clientèle internationale

Une clientèle internationale

Pour conseiller une clientèle internationale, elle parle couramment l’anglais et l’allemand. "J’apprécie cette dimension interculturelle, j’échange au quotidien avec des clients venus du monde entier !  Avec mes collègues également, car mon équipe compte une dizaine de nationalités."

Le savoir-faire Hermès

Le savoir-faire Hermès

Pour chaque vente, Marine doit conseiller le client et le guider vers le modèle qui lui conviendra. "Ce métier demande un vrai sens du service. Il faut avoir l’œil, comprendre ce que désire le client. Lors de la vente, j’aime mettre en valeur le travail des artisans. Ce n’est pas seulement un sac que je vends, mais une histoire, un savoir-faire."