Antoine Rauline, 30 ans, conducteur de travaux sur chantier

A. Rauline

La botanique et la nature m’ont toujours attiré.
J’ai intégré l’école d’ingénieurs INHP à Angers après avoir passé un bac STAE (devenu STAV), puis un BTSA aménagements paysagers. Cette école m’a appris à considérer un chantier comme un projet à mener de A à Z. Quand j’ai été embauché, j’ai d’abord passé un an sur le terrain, en tant que chef d’équipe. C’est essentiel pour être bien accepté. Mon métier consiste à étudier les besoins matériels et humains d’un chantier, à le planifier, puis à en assurer le suivi et la réception par le client. L’objectif : tout organiser pour que le chantier se déroule le mieux possible. C’est un métier varié, d’autant que nos interventions sont très diversifiées : plantations, mise en place de systèmes d’arrosage, pavage, bordures, entretien. Le tout dans une démarche « sociétale-environnementale ».

Audric Manceau, 25 ans, chef d’équipe, créateur de murs végétalisés

A. Manceau

Depuis le collège, j’avais envie de travailler dans l’univers du jardin. J’ai donc passé un bac STAE (devenu STAV), puis j’ai poursuivi avec un BTSA aménagements paysagers. Chef d’équipe pour une entreprise d’Orléans depuis 7 ans, j’interviens toujours en binôme, en tant que responsable de la bonne marche du chantier sur le terrain. Un rôle d’organisation où le relationnel avec le client est aussi très important. En cas de souci, j’essaie de résoudre moi-même le problème ou je fais remonter l’information auprès du conducteur de travaux. Nous intervenons sur des chantiers variés comme le réaménagement d’un théâtre de verdure au bord du Loiret ou pour reverdir d’imposants bâtiments. Il y a quelques années, j’ai suivi une formation pour créer des murs végétalisés. Depuis, nous en avons réalisé plusieurs : celui du conseil général à Orléans, ou celui du collège de Châtillon. Dans ce métier, j’apprécie le fait de partir de rien et d’aboutir à un résultat spectaculaire !

Bruno Ramaugé, 49 ans, installateur de systèmes d’arrosage automatique

B. Ramauge

Après un CAP et un BEP de micro-mécanicien, l’employeur de mon père, qui était spécialisé dans ce domaine, m’a proposé d’intégrer l’entreprise. J’y ai tout appris sur le tas… Mes connaissances en électromécanique me sont très utiles dans ce métier, qui demande des connaissances en électricité notamment. Mais on peut se former également grâce au CS arrosage intégré, après un bac pro. La polyvalence de ce métier est justement un des aspects qui me plait : il faut aussi des connaissances en plomberie, en végétaux, en maçonnerie... Quand un client fait appel à nous, on étudie sa demande, puis on réalise un plan du jardin et de l’installation, qu’on lui soumet avec l’aide de notre bureau d’études. Il faut en effet prendre en compte la pluviométrie et les besoins des plantes. Une fois le devis accepté, vient la phase de réalisation, qui peut durer de quelques jours à plusieurs mois. Tranchées, passage des conduites d’eau et d’électricité, mise en place de programmateurs et d’arroseurs : on doit savoir tout faire !
  
Autre aspect essentiel : les bonnes relations avec le client, car il nous arrive de rester sur place plusieurs semaines. Comme ensuite nous entretenons ces installations, la qualité du contact s’avère primordiale. D’autant que nos clients sont souvent des personnes aisées, sympathiques mais exigeantes ! Les finitions doivent être parfaites. J’apprécie aussi la diversité de nos chantiers, souvent situés dans des sites prestigieux : des golfs, des terrains de sport pour des clubs de Ligue 1, des parcs de châteaux, des jardins privés, des terrasses... Avec l’expérience, j’ai acquis une véritable autonomie. Cela compte beaucoup pour moi.

Elodie Sinigaglia, 33 ans, associée d’une petite entreprise

E. Singaglia

C’est en classe de seconde que j’ai eu la révélation pour ce métier, car il alliait la dimension artistique et créative au végétal : tout ce qui me plaisait ! Après un bac S option sciences de la vie et de la terre, je me suis orientée vers un BTSA aménagements paysagers, en alternance au château de Villandry… et ses magnifiques jardins. J’ai poursuivi avec une formation d’ingénieur à l’Itiape, toujours en alternance. J’ai pu ainsi parfaire mes connaissances sur le terrain et surtout apprendre la conception des projets, le chiffrage, la gestion des chantiers et des plannings, l’approvisionnement, bref tout ce qui est indispensable pour la gestion d’une entreprise. Afin de me rapprocher de mon conjoint, paysagiste et jeune chef d’une petite entreprise, j’ai rejoint la Touraine et suis devenue son associée. Il s’occupe de la réalisation et de la gestion du matériel, j’assure la dimension commerciale et la gestion de l’entreprise. Je suis fière d’être entrepreneur du paysage, un métier aux multiples facettes, passionnant, exigeant, mais aussi dévorant !

Eric Tripault, 43 ans, jardinier paysagiste en entretien et création

E. Tripault

J’ai changé d’orientation professionnelle en cours de route. Pendant dix ans, après un bac F3, j’ai travaillé comme électromécanicien dans des usines pour réparer des machines. Après un bilan de compétences, j’ai choisi de préparer un bac pro aménagements paysagers en formation adulte. J’avais envie d’être en extérieur et de gagner en autonomie. L’entreprise dans laquelle j’ai fait mon stage m’a embauché comme chef d’équipe jardinier. Grâce à mes connaissances en électromécanique, je peux m’occuper d’arrosage automatique. Je fais aussi beaucoup de petite maçonnerie, dallages, murets, pavés, de la pose de clôture, des plantations, du terrassement... Pour la création de jardins, on travaille à partir des idées de notre patron, mais nous apportons aussi les nôtres. C’est un métier qui offre une certaine autonomie quand on travaille en confiance.

Ève Izambart, 30 ans, directrice d’un service environnement et cadre de vie

E. Izambat

Passionnée d’équitation et de nature, je voulais travailler soit dans le domaine du cheval, soit dans le paysage… Après un bac STAE (devenu STAV) dans un lycée agricole, je me suis orientée vers un BTSA aménagements paysagers. Comme j’avais envie plus tard d’occuper un poste à responsabilités et d’approfondir mes connaissances, j’ai poursuivi par l’Itiape, une école d’ingénieurs basée à Lille. Grâce à ce cursus en alternance, j’ai découvert le travail au sein d’une collectivité locale à la direction des parcs, jardins et espaces verts de la mairie de Paris. À la sortie de l’école d’ingénieurs, j’ai été tout de suite embauchée par la ville de Montfermeil, comme responsable des espaces verts. Deux ans plus tard, j’ai passé un concours de la fonction publique pour devenir ingénieur territorial. Aujourd’hui, je suis directrice du service environnement et cadre de vie, soit, en plus de la gestion des espaces verts, tout le secteur voirie. Mes missions : encadrer ce service avec l’aide d’un directeur adjoint spécialisé dans la voirie. Nous gérons des projets comme l’aménagement du parc Moulinsart, avec un maître d’œuvre extérieur, mais aussi tout le fleurissement de la ville ou le réaménagement de certaines rues. Nous accompagnons les élus dans leurs projets en leur faisant des propositions techniques et financières. Ensuite vient la rédaction des appels d’offres, puis la communication avec les habitants et, bien sûr, le suivi du chantier lui-même. Même si je passe beaucoup de temps au bureau pour gérer le budget, la préparation des dossiers, les commandes, j’aime me rendre plusieurs fois par semaine sur le terrain, pour ne pas me couper de la réalité de notre métier. C’est essentiel !

Fabien Michel, 33 ans, chef de chantier, spécialisé en terrains de sport

F. Michel

Ma priorité, lorsque j’ai dû m’orienter ? Travailler à l’extérieur. Après un bac S, j’ai préparé un BTSA aménagements paysagers. Et comme le sport m’intéressait, j’ai complété par une formation d’un an sur la création et l’entretien des terrains de sports, en alternance. Une fois diplômé, j’ai souhaité revenir dans la région lyonnaise. J’ai débuté ici comme ouvrier spécialisé, puis je suis passé chef d’équipe. Depuis 3 ans, je suis chef de chantier. Nous travaillons sur des chantiers très variés, comme récemment le réaménagement de la place Bellecour à Lyon : terrassement, passage de réseaux, plantation de 110 arbres, arbustes et vivaces, de 24 000 bulbes… Nous réalisons aussi des terrains de foot, de plus en plus en gazon synthétique, ou des parcours de golf. Mon poste consiste à manager les équipes sur place, à respecter les plans et à les adapter au terrain, à résoudre tous les soucis techniques qui apparaissent et à travailler en bonne intelligence avec le conducteur de travaux qui chapeaute l’ensemble. J’aime ce poste, car je bénéficie d’une réelle autonomie d’action.

Guillaume Vidal, 19 ans, jardinier en espaces naturels, entretien des berges

G.Vidal

Après la 3e, je suis entré en 2de professionnelle nature, paysage et forêt, pour préparer un bac professionnel aménagements paysagers, en apprentissage.
  
J’ai pu travailler durant mon cursus dans 3 entreprises différentes. C’était très formateur !
   
Ma formation en alternance m’a permis non seulement d’approfondir mes connaissances sur les végétaux mais aussi de découvrir les différents aspects du métier. Dans la première entreprise, je travaillais essentiellement dans l’entretien des espaces verts ; dans la seconde, j’ai découvert l’élagage et la création de jardin ; dans la troisième, la création de dallages et les aménagements paysagers. Comme j’avais envie de travailler vraiment en pleine nature, j’ai décidé d’intégrer une société spécialisée notamment dans l’entretien et la gestion des espaces naturels.
   
Aujourd’hui, je travaille dans l’entretien des berges de rivières ou de canaux. Il s’agit de supprimer les bois morts ou les arbres fragiles et d’enlever les embâcles : tout ce qui peut gêner le bon écoulement de l’eau. J’interviens aussi dans les zones classées dites « espaces naturels sensibles » tout comme dans les parcs naturels. Notre mission consiste alors à entretenir ces lieux fragiles dans le plus grand respect de l’environnement. On utilise notamment des tapis de rétention au moment de remplir le réservoir des engins afin de ne pas polluer les sols. Nous utilisons aussi des engins spécialisés à basse pression au sol pour les travaux de débroussaillage, avec exportation de la matière végétale broyée. L’objectif est de perturber le moins possible ces milieux sensibles. J’aime cette approche respectueuse de la nature. 

Hervé Bartholin, 38 ans, jardinier paysagiste en entretien

H. Bartholin

Après un CAP-BEP aménagement de l’espace, puis un BTA, je me suis orienté vers un BTSA aménagements paysagers en apprentissage. Depuis une dizaine d’années, j’ai rejoint une entreprise à Lyon, en tant que jardinier paysagiste en entretien. Nous entretenons les jardins et les parcs d’entreprises, d’usines mais aussi de résidences haut de gamme. L’hiver, notre travail consiste essentiellement à tailler les arbustes, bêcher les massifs et les entretenir. En revanche, dès le début de la saison, nous intervenons beaucoup plus fréquemment pour la tonte, la plantation des fleurs, le suivi de l’arrosage et même encore de la taille. à force d’intervenir dans les mêmes lieux, on finit par connaître les habitants des résidences et c’est assez agréable. J’aime aussi apporter ma touche personnelle, quand c’est possible, pour faire évoluer le jardin. 

Hervé Bulté, 39 ans, conducteur de travaux, spécialiste des milieux naturels

H. Bulte

Après un BEPA aménagement de l’espace forestier, un BTA et un BTSA gestion forestière, j’ai réalisé une partie de ma carrière dans l’univers des forêts. Depuis 3 ans, j’ai intégré, en tant que conducteur de travaux, une société spécialisée dans l’entretien des espaces naturels. Je gère des chantiers d’élagage, pour les collectivités et les particuliers, mais aussi des chantiers d’entretien et de protection de rivières. Nous utilisons pour cela des techniques dites végétales : des pieux en bois, des boudins en fibre de coco, du végétal au lieu du béton ou du métal utilisés jadis. Mon poste consiste à gérer les chantiers du début à la fin, de la réponse aux appels d’offre jusqu’à la facturation, en passant par leur réalisation et le suivi des équipes. C’est un poste à responsabilités, où l’on dispose d’une réelle autonomie.

Jean-Damien Annino, 30 ans, responsable d’agence dans une grande entreprise

JD. Anonino

Le contact avec la terre a toujours été très important pour moi… Après un bac S, puis un BTSA aménagements paysagers, j’ai poursuivi avec l’Itiape, une école d’ingénieurs. Ces 3 années en alternance m’ont énormément appris. Pendant 2 ans, j’ai travaillé comme jardinier sur le terrain et la 3e année dans la conduite de chantier. Une fois diplômé, j’ai été embauché comme adjoint au conducteur de travaux, puis on m’a proposé un poste de responsable d’agence. à 26 ans, j’ai donc pris la responsabilité de l’agence qui gère les 200 contrats d’entretien de nos clients entreprises. Un poste très complet : prospection commerciale, réalisation d’études et de devis, réponse aux appels d’offres publics, puis suivi des chantiers et management des équipes : 32 personnes. J’aime aussi notre démarche Zéro phyto, l’emploi de techniques originales pour entretenir sans produits phytosanitaires.

Julien Trufflet, 25 ans, conducteur d’engins dans des espaces verts

J. Truflet

J’ai toujours aimé la campagne, les jardins… Je ne me voyais sûrement pas enfermé dans un bureau ! Et, en choisissant ce métier, j’ai répondu à ma passion : conduire les engins. Pelles, tracteurs, chargeurs, camions, grues… Après un BEPA travaux paysagers à Rennes, j’ai fait un bac pro aménagements paysagers, en apprentissage. Après un détour d’un an chez un ostréiculteur pour conduire des engins, je suis revenu à mes premières amours, le jardin. J’ai passé mes permis poids lourds et les Caces pour piloter tous les engins. J’adore aussi le fait d’arriver dans un espace pour tout refaire. Redessiner des vallonnements, replanter entièrement le gazon, creuser le sol pour y aménager un bassin ou même une piscine, enfouir des réseaux d’arrosage ou d’électricité… Bref, on casse tout et on recrée du tout beau, tout neuf. C’est un plaisir de voir le visage réjoui des clients, après notre intervention. Souvent, ils ne s’attendent pas à un tel résultat.
  
Mais attention, conduire des engins dans des espaces réduits, comme le sont souvent les jardins des particuliers, avec des collègues à proximité, cela demande beaucoup de concentration et de minutie. L’esprit d’équipe est primordial. Récemment, à Cancale, nous intervenions dans un jardin, à flanc de falaise : il fallait être particulièrement attentif pour éviter tout risque d’accident. Et quand vous transplantez un arbre qui vaut plusieurs milliers d’euros, mieux vaut ne pas lui abîmer les racines…Cela exige une véritable habileté.

Marie-Claire Chivet, paysagiste d’intérieur, décoratrice florale

MC. Chivet

En sortie de 3e, j’ai suivi un BEPA horticulture-floriculture, pour apprendre à bien connaître les plantes et les fleurs. J’avais envie de travailler en serre. J’ai débuté par une année en horticulture à la ville de Bully-les-Mines, dans ma région d’origine. J’ai ensuite appris le métier de fleuriste pendant deux ans à travers différents stages, avant de me lancer dans la composition florale. Depuis 4 ans, j’ai rejoint une société en région parisienne spécialisée dans ce secteur. Nous travaillons à la fois pour des salons afin d’assurer la décoration des stands, mais aussi pour des événements, comme des défilés de mode ou des vitrines de magasins, et nous fournissons et entretenons des plantes pour des bureaux. Aujourd’hui, je suis responsable de tous les achats de plantes pour ces événements. De plus, je gère l’atelier de composition florale. Deux ou trois fois par semaine, je me rends à Rungis pour acheter les plantes et les fleurs nécessaires. Nous avons régulièrement des demandes originales, comme le fait de recomposer le jardin de Marie-Antoinette pour un défilé de mode ! À moi alors, de trouver les plantes, arbres et fleurs nécessaires, mais aussi les accessoires pour la décoration. Un jour, il m’est arrivé de végétaliser un kiosque en recréant une glycine en fleurs en janvier… Il faut aussi savoir faire preuve parfois d’imagination et d’ingéniosité. Ce qui est motivant, c’est que nous participons à des événements marquants, comme un mariage par exemple, pour lequel nous avons réalisé trois décors différents… Une fois le travail fini, on a été bluffés par le résultat !

Mathieu Desbat, 27 ans, chef de chantier

M. Desbat

Je sais pourquoi j’ai choisi ce métier : mon père était responsable des espaces verts d’une ville… Après un bac STAE (devenu STAV), puis un BTSA aménagements paysagers, en apprentissage, j’ai choisi de faire un CS, certificat de spécialisation arrosage intégré. J’aime bien la dimension technique et l’innovation qui touchent ce domaine. En tant que chef de chantier, je gère sur le terrain l’arrosage ou la fontainerie, mais pas seulement. Ainsi, pendant 2 ans, j’ai organisé le travail des équipes pour le tramway de Dijon, qui compte 80 % d’espaces verts, avec une plateforme engazonnée, arborée et arrosée. Il fallait donc prévoir les terrassements, les réseaux d’eau et d’électricité, les gazons, les plantations… Mon travail consiste à faire le lien entre le conducteur de travaux basé au bureau et les équipes sur chaque chantier. J’explique ainsi aux chefs d’équipe les tâches à accomplir dans la journée.
Je gère aussi les commandes de matériel et des matériaux, ainsi que la main-d’œuvre sur place. Sans oublier le reste du travail au bureau, concernant l’avancement du chantier ou la mise à jour des plans en fonctions des travaux réalisés. C’est un métier complet qui nécessite de vraies qualités humaines pour manager les équipes et les motiver, notamment quand les conditions climatiques sont difficiles. 

Mathieu Gouin, 24 ans, technico-commercial du paysage

M.Gouin

Dès la 3e, je savais ce que je voulais faire. C’est mon grand-père, avec qui je jardinais, qui m’a donné le goût des plantes. Grâce à ma formation en alternance, en BEPA, puis en bac pro en tant qu’apprenti dans une entreprise de ma région, j’ai acquis les bases techniques : l’entretien des jardins, les plantations, l’engazonnement, la maçonnerie paysagère… J'ai ensuite passé un BTSA aménagements paysagers en formation adulte. Puis, en préparant mon CS collaborateur du concepteur paysagiste, j’ai découvert le travail en bureau d’études : faire des plans, réaliser des études, répondre aux appels d’offres… Dès lors, j’ai eu envie de marier ces deux aspects, d’où mon poste actuel de technico-commercial.
   
Mon métier consiste à me rendre chez les clients, à bien comprendre leurs attentes, à établir un devis illustré, puis à le leur présenter. à cette étape, la démarche explicative s’avère essentielle pour les convaincre. Il faut leur prouver que l’on sait de quoi on parle et que l’on connaît bien les plantes, mais aussi tous les matériaux… Une fois le devis signé, je lance le chantier avec les équipes. Tout au long de sa réalisation, je reste l’interlocuteur du client, avec le chef de chantier. Notre clientèle, composée à 80 % de particuliers, nous demande des aménagements tels que des allées, terrasses ou pavages, mais aussi des plantations de haies ou d’arbres ou encore la réalisation de massifs. Les années que j’ai passées sur le terrain me sont aujourd’hui très précieuses. Sans cette expérience concrète du métier, je ne pourrais pas occuper ce poste.

Maxime Noblecourt, 28 ans, jardinier paysagiste en collectivité

M. Noblecourt

Après la 3e, j'ai intégré une école d'horticulture pour préparer un BEPA, puis un bac pro en aménagement de l'espace, option travaux paysagers en lycée professionnel agricole. J'ai suivi ce cursus en formation continue, avec chaque année plusieurs semaines de stages en entreprise qui m'ont fait découvrir différentes facettes du métier : l’entretien, la création, la maçonnerie, mais aussi les jardins zen. J'ai ensuite poursuivi avec avec un BTSA aménagements paysagers. Après quelques années en entreprise privée, j’ai eu envie de rejoindre une municipalité pour le contact avec le public. J’ai postulé à la ville de Courbevoie car elle était classée parmi les villes les mieux fleuries de France et reconnue pour sa politique en matière d’espaces verts. Depuis, j’ai pu suivre plusieurs formations dont une sur la « taille raisonnée » et une autre sur « espaces verts et développement durable ».
    
Quand je travaille sur un massif, il y a toujours quelqu’un qui nous pose des questions, certains nous demandent même des conseils pour leurs jardins ! Même chose lorsque l’on utilise des techniques type paillage ou désherbage alternatif. Nous sommes un peu une vitrine. Nous devons montrer l’exemple, c’est très agréable d’avoir ce rôle. J’apprécie aussi le travail en équipe et les échanges avec d’autres intervenants, comme des spécialistes des fontaines, des maçons, des électriciens, ainsi qu’avec les autres services de la ville. J’ai également des missions variées comme, dernièrement, participer à une action de sensibilisation à la biodiversité. On peut aujourd’hui, dans le public comme dans le privé, construire son projet professionnel et évoluer. Pour moi, ce sera dans le domaine de la nature, bien sûr !

Pricilla Tetaz, conceptrice paysagiste pour le renouvellement urbain

P. Tetaz

Très tôt, j’ai été attirée par la conception et l’aménagement de l’espace. J’ai toujours été sensible à la nature et au paysage, que j’appréciais lors de grandes balades dans le Jura. Après un bac littéraire et artistique, je me suis orientée vers un BTS plasticien de l’environnement architectural dans une école d’arts appliqués à Paris. Puis j’ai intégré l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux, sur un cursus de 4 ans, dont je suis sortie diplômée paysagiste DPLG.
   
C’est également une attention particulière à notre environnement qui m’a portée vers cette profession. Notre métier doit prendre en compte nos modes de vie, mais surtout anticiper sur leur évolution. On ne conçoit pas un square, un quartier d’habitat, comme on le faisait au 19e siècle ! J’ai débuté avec les collectivités territoriales, telle la direction départementale du territoire de la Creuse, pour réaliser des études dans le cadre du 1 % paysage alloué au doublement de la RN 145. Ensuite, je me suis installée en libéral, avec comme client toujours le secteur public. J’aime ces projets d’envergure qui prennent en compte l’histoire du site, son contexte social, ainsi que son environnement.
Depuis fin 2012, j’ai repris une agence de conception paysagère, en tant que gérante. Nous intervenons entre autres sur l’aménagement des 25 hectares du parc de Montreynaud à Saint-Etienne ou dans le cadre de projets de renouvellement urbain. J’apprécie le fait que mon métier soit riche d’échanges, puisque nous agissons aux côtés de nombreux intervenants, tels des architectes, géographes, urbanistes, sociologues, écologues, ingénieurs, entreprises du paysage… et bien d’autres encore.

Romain Boissière, 25 ans, grimpeur-élagueur

R. Boissiere

Après mon bac S, je suis allé en fac de médecine. Après avoir tenté deux fois le concours, j’ai décidé de répondre à mes goûts personnels et de changer de cursus. C’est ainsi que je me suis inscrit dans un BTSA aménagements paysagers. Ensuite, j’ai suivi un CS en taille et soins aux arbres, en apprentissage, pour devenir élagueur. Attiré par le métier de paysagiste, je ne connaissais pas celui d’élagueur. C’est à l’occasion d’un salon professionnel que je l’ai découvert. Il m’a très vite séduit par son côté sportif. Dans un bureau, j’avais peur de m’ennuyer ! Originaire de l’Orléanais, j’ai cherché une entreprise sur place. C’est ainsi que j’ai trouvé celle qui m’emploie aujourd’hui. Si ce métier attire beaucoup de jeunes, beaucoup changent de voie en cours de route. Car, contrairement à ce que certains peuvent penser, il demande une grande technicité et beaucoup de maîtrise. Pas question de jouer les risque-tout ! Quand il s’agit de grimper dans un arbre pour le démonter en plusieurs parties, il faut bien réfléchir sur la manière de s’y prendre. On n’improvise pas, attaché par deux cordes à 20 mètres du sol ! Respecter les règles de sécurité est primordial. D’où l’importance aussi de travailler en binôme, ce qui suppose une bonne entente au sein de l’équipe. C’est cette globalité du métier qui me plaît : l’aspect physique, le travail en corde, mais aussi la technicité et la réflexion. Il faut à la fois aimer évoluer dans les airs, tout en sachant garder la tête froide. Et puis, comme chaque arbre est différent, j’en apprends encore tous les jours !

Romain Bonnant, 25 ans, jardinier en création, spécialisé en maçonnerie paysagère

R. Bonnant

Les métiers du paysage, je les ai découverts grâce à un ami, alors que je me destinais à la mécanique… Quand j’ai débuté mon BEPA travaux paysagers, j’ai tout de suite accroché ! Découvrir la diversité des plantes, apprendre à les reconnaître, à créer un jardin, tout cela m’a beaucoup plu. J’ai donc poursuivi par un bac pro aménagements paysagers en alternance. Ces trois ans en entreprise m’ont énormément appris car mon patron me laissait beaucoup d’initiatives. Très vite, par goût, je me suis lancé dans la pose de dallage ou la création de murs en pierre. Souvent, en fin de journée, je démontais mon mur car il était mal fait… C’est ainsi que j’ai beaucoup appris. J’ai ensuite passé, sur les conseils de mon patron, un CQP maçonnerie paysagère. Aujourd’hui, j’interviens sur des chantiers très différents, pour poser du dallage, réaliser des murs en pierre, des bordures de piscine, mais aussi créer des massifs, planter… J’aime beaucoup l’idée de partir de rien et d’avoir ensuite la satisfaction du résultat fini !

Sébastien Henry, 33 ans, chef d’équipe en entretien de jardins

S. Henry

La nature, je dois avoir ça dans les veines ! Mon oncle était paysagiste et mon grand-père agriculteur… Après un BEPA travaux paysagers, j’ai poursuivi par un bac pro, puis un BTSA aménagements paysagers. Le bac pro m’a apporté les bases techniques, tandis que le BTSA m’a fait découvrir la dimension créative. Après quelques années en région parisienne comme ouvrier dans la création et l’entretien de jardins, j’ai souhaité revenir dans l’Orléanais.
    
Aujourd’hui, je suis chef d’équipe et je travaille avec une collègue jardinier paysagiste pour l’entretien de jardins chez des particuliers, dans une entreprise de services à la personne. Notre rôle : faire évoluer les jardins après une création ou simplement entretenir un jardin existant, c’est-à-dire, tailler les plantes, ramasser les feuilles, redessiner un massif, mettre en valeur les plantes pour qu’elles donnent le meilleur d’elles-mêmes. J’apprécie beaucoup cette dimension qualitative. J’avais aussi besoin du contact avec les clients, en majorité des retraités. Leur expliquer ce que l’on fait les rassure. Nous ne sommes pas seulement une entreprise qui effectue des travaux et puis s’en va une fois la mission terminée. Le jardin a une dimension thérapeutique, il ne faut pas l’oublier…

Sébastien Richard, 26 ans, assistant concepteur- infographiste paysager

S. Richard

Après un bac STAE (devenu STAV), je me suis orienté vers un BTSA aménagements paysagers à Orléans. Au départ j’avais envie de travailler sur le terrain, mais au cours de mon BTSA, j’ai découvert l’infographie paysagère lors de présentations de professionnels : j’ai été séduit par tout ce que l’on pouvait faire avec ces nouvelles techniques.
Puis j’ai été attiré par l’infographie et les images en 3D. Je me suis alors inscrit en licence d’infographie paysagère à Guingamp. Mes trois mois de stage, à la fin de mes études, se sont ensuite traduits par une embauche. Aujourd’hui, je travaille dans un cabinet de conception paysagère et urbaniste.Mon métier consiste à réaliser des images et des plans, à toutes les étapes d’un chantier. Première étape : je dessine à la main une esquisse du projet, en fonction des idées du concepteur. Une fois le projet décidé, je crée de jolies images avec le logiciel Photoshop pour présenter le projet à nos clients. La qualité de notre présentation visuelle est essentielle. L’idée est d’arriver à fabriquer des images qui parlent à tout le monde, de manière à bien faire comprendre le projet. Une fois celui-ci accepté, je réalise tous les plans techniques sur Autocad. à cette étape, mes compétences techniques acquises en BTSA me sont indispensables car on ne s’invente pas concepteur. Ces plans doivent être extrêmement précis car ils serviront aux entreprises sur le chantier. J’aime ce métier car on travaille toujours en équipe, sous forme d’échanges avec le concepteur et mon collègue ingénieur. C’est aussi très satisfaisant de dessiner des projets que l’on voit ensuite surgir de terre. Encore mieux qu’en 3D !

Virginie Guitter, 27 ans, conductrice de travaux pour les marchés publics

V. Guitter

Les plantes, le dessin et la nature : ce sont ces passions qui m’ont fait choisir ce métier. Après mon bac STAE (devenu STAV), j’ai passé un BTSA aménagements paysagers, puis une licence professionnelle aménagement et gestion des espaces naturels et paysagers, à Nantes. J’ai été embauchée au bureau d’études de l’entreprise de paysage où je travaille à l’heure actuelle. Mon travail au départ consistait à m’occuper des projets des particuliers : dessins, plans, conception, chiffrage, suivi des travaux. Après 3 ans, mon patron m’a proposé de prendre un poste de conductrice de travaux pour gérer les chantiers des marchés publics. C’était un peu un défi pour moi, à 25 ans ! Mais il m’épaule dans ce poste, tout comme mon collègue ingénieur conducteur de travaux. Lors des réunions de chantier avec les autres corps de métiers, je suis toujours la seule femme… J’ai souvent droit à des questions techniques pour me tester ! Mais finalement, tout se passe très bien. J’aime aussi le côté imprévisible des chantiers, même si on fait tout pour bien les organiser. Il faut savoir réagir vite et trouver les bonnes solutions. C’est très stimulant…

Williams Louit, 36 ans repreneur d’une entreprise

W. Louit

À l’origine, j’étais plutôt scientifique ! Après un bac S, j’ai fait un DEUG de biologie, puis j’ai bifurqué vers un BTSA aménagements paysagers, en alternance. Cela m’a passionné ! Je passais mes journées sur les chantiers, et mes soirées au bureau avec le chef d’entreprise, pour apprendre à faire des devis et à organiser les projets… Une fois mon BTSA en poche, je suis resté, tout en suivant un cursus en management par la formation continue. C’est essentiel d’aller plus loin si on souhaite un jour diriger une entreprise. En parallèle, j’ai développé le secteur création de la société, en tant que commercial et conducteur de travaux. Nous avons ainsi lancé de nouvelles offres, comme les bassins de baignades ou la maçonnerie paysagère… Nous sommes aujourd’hui plus de 20 salariés. L’année dernière, lorsque mon patron a souhaité passer le flambeau, j’ai repris la société. Une démarche longue et assez complexe ! Aujourd’hui, je garde la partie commerciale tout en assumant la gestion de l’entreprise et la communication.